
8 DIFFÉRENCES CULTURELLES
AU KENYA
Lorsqu’on voyage, il est tout à fait normal de ressentir des différences entre sa propre culture et celle du pays visité. Il s'agit justement de ce qui fait toute la richesse de l’expérience et pour beaucoup, un séjour à Iten est bien plus qu’un simple voyage. Il s’agit généralement d’un stage d’entraînement pouvant durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Dans ce contexte, il est important d’anticiper certaines différences culturelles et habitudes du quotidien pour éviter des situations inconfortables et de s’adapter au mieux pour profiter pleinement de l’expérience. Être préparé, c’est aussi limiter le sentiment de mal du pays : ce sentiment de ne pas être à sa place que l’on peut ressentir lorsqu’on est confronté à un environnement très différent du sien.
UN MODE DE VIE TRÈS SIMPLE
Avant de visiter Iten, il est important de savoir que ses habitants ont un mode de vie particulièrement simple, qui peut surprendre les personnes habituées aux grandes villes rythmées par un quotidien métropolitain. La majorité de la population vit dans des logements simples en raison de leur salaire limité (autour de 80 EUR par mois). Une grande partie des habitants dépend de l’agriculture pour subvenir à ses besoins, ce qui s’inscrit dans un mode de vie proche de la nature, avec peu de distractions et d’infrastructures modernes.
A Iten, il n'y a donc pas de centres commerciaux ni de grands supermarchés. Pour ce type de services, il est nécessaire de se rendre à Eldoret (45 minutes en transports publics), la ville la plus proche. Dans les commerces locaux, on trouve essentiellement des produits de première nécessité, aussi bien pour l’alimentation ou les soins du quotidien.

UNE NOTION DU TEMPS PLUS FLEXIBLE
Comme évoqué dans le point précédent, les kenyans ne vivent pas dans une logique de “fast life”, et cela se reflète également dans leur rapport au temps, ce qui peut parfois dérouter, voire frustrer les visiteurs occidentaux. Le rythme de vie est globalement plus lent et moins strictement organisé. À Iten, la ponctualité n’a pas toujours la même importance que celle à laquelle certains voyageurs sont habitués. Les rendez-vous ne sont pas toujours fixés avec précision, et il n’est pas rare qu’une personne vous donne rendez-vous pour arriver avec un retard important. Cela n’est pas perçu comme un manque de respect, mais plutôt comme une habitude culturelle : ici, le temps est plus flexible et l’attente fait partie du quotidien.
Utilisez votre séjour à Iten comme un moment pour vous recentrer sur l’essentiel, accepter de ralentir et prendre davantage le temps pour apprécier les moments simples du quotidien.
UNE CULTURE DU LIEN TRÈS FORTE
Ici, une des choses qui marque le plus, c’est sans doute l’importance et la place accordée aux relations humaines. Les salutations sont essentielles et font partie intégrante des interactions quotidiennes, même entres inconnus. Les habitants sont particulièrement chaleureux et ouverts, surtout avec les coureurs venus découvrir leur culture. Les échanges ne sont pas superficiels : on prend le temps de discuter, de s’intéresser sincèrement à l’autre, d’où il vient. Dans ce contexte, ignorer une salutation peut être mal perçu. Prendre quelques minutes pour échanger doit pas être perçu comme une opportunité de s’ouvrir à la culture locale.

UNE COMMUNICATION INDIRECTE ET RESPECTUEUSE
À Iten, les codes de communication locaux diffèrent de ceux des Occidentaux. Ils sont généralement plus indirects, avec une volonté de préserver l’harmonie et d’éviter les confrontations. Dire “non” et parfois « oui » de manière directe est assez rare pour un kényan. Les réponses peuvent sembler vagues, détournées ou très polies. Il est parfois nécessaire d’apprendre à lire entre les lignes pour bien comprendre certaines situations. Cette manière de communiquer peut demander un temps d’adaptation, mais elle reflète une culture respectueuse et tournée vers les relations humaines.
UNE MENTALITÉ UNIQUE AUTOUR DE LA COURSE À PIED
Ce n’est un secret pour personne, mais à Iten, la course à pied occupe une place à part. Si de nombreux coureurs amateurs viennent pour découvrir la fameuse culture du running et participer aux entraînements collectifs aux côtés d’athlètes kényans, une réalité plus complexe peut rapidement se faire ressentir.
Ici, courir dépasse largement le cadre du simple loisir. Pour beaucoup d’athlètes, c’est un véritable mode de vie : une opportunité d’obtenir une bourse scolaire, de s’expatrier ou d’améliorer ses conditions de vie.
Ce contexte donne au sport une dimension particulièrement inspirante. A Iten, la rigueur, la discipline et la détermination des coureurs sont impressionnantes, et vous ne retrouverez une énergie similaire lors des entrainements nulle part ailleurs.
Pour les coureurs amateurs, évoluer aux côtés d’athlètes qui poursuivent de tels objectifs est être marquant et extrêmement motivant. Cela redonne du sens à la pratique et vous permet de repousser ses limites ainsi que de vivre pleinement chaque séance d’entrainement.
UNE ALIMENTATION DIFFÉRENTE, TOUT EN SIMPLICITÉ
À Iten, l’alimentation fait écho au mode de vie local : simple et sans superflu. Les repas sont composés d’aliments de base notamment le fameux ugali (une pâte à base de farine de maïs et d’eau), accompagné de riz, de légumes et de légumineuses. La viande est consommée avec plus de parcimonie qu’en Occident. Ces plats simples sont riches en énergie et parfaitement adaptés au quotidien des athlètes. L'un de leur secret pour être si performants. Cette simplicité permet aussi de se recentrer sur l’essentiel et de découvrir une autre manière de se nourrir, plus authentique et ancrée dans les habitudes locales.
A noter qu’au Swiss Side, nos chefs vous proposent une protéine de source animale au minimum deux fois par jour pour subvenir à vos besoins nutritionnels.

UNE PERCEPTION PARTICULIÈRE DES ÉTRANGERS
Dans une petite ville comme Iten, les « wazungus » (les étrangers) ne passent pas inaperçus. Même si les habitants sont habitués à la venue de visiteurs, leur présence suscite souvent de la curiosité. La plupart du temps, cette curiosité est bienveillante et traduit une envie d’échange et de s’ouvrir à la culture de l’autre. Il n’est pas rare que des kenyans aient des attentes matérielles ou financières, et dans ce cas un refus de votre part ne sera jamais mal perçu. Comprendre cette réalité permet de mieux appréhender les interactions et d’adopter une posture à la fois ouverte, mais aussi consciente du contexte local.

UNE CULTURE DE PARTAGE ET DE BONNE HUMEUR
Malgré les différences culturelles, ce qui marque profondément à Iten, c’est l’ambiance chaleureuse qui s’en dégage.
Les échanges sont nombreux, spontanés et souvent accompagnés de rires, de poignées de mains et de sourires. Le chant et la musique occupent une place importante dans le quotidien, que ce soit lors de moments collectifs, lors de la messe du dimanche, ou simplement dans la vie de tous les jours. Les habitants affichent une hospitalité hors du commun et une joie de vivre communicative. Cette atmosphère rendra l’expérience à Iten particulièrement humaine, vivante et inoubliable.
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